Ce que veut dire « Claude remote agents » : une cloud session, une session locale pilotée à distance, ou une machine à toi
Les gens cherchent « Claude remote agents » et tombent sur trois choses différentes : les cloud sessions d'Anthropic (Claude Code on the web, claude --cloud, Routines), le Remote Control (une session sur ta propre machine, pilotée depuis ton téléphone) et un agent qui tourne sur une machine à toi en SSH. Voici ce qu'est chacune, vérifié dans la documentation d'Anthropic le 28 septembre 2026, où elle tourne, ce qu'il lui faut, et ce qu'on fait pour chaque cas avec n'importe quel CLI d'agent.
Chaque mois, quelques centaines de personnes tapent « claude remote agents » ou « claude code remote agent » dans Google et tombent sur notre page qui explique comment piloter Claude Code depuis son téléphone. Presque personne ne clique, et ils ont raison : cette page répond à une question, la recherche en pose trois.
Le mot « remote » porte beaucoup de choses dans cette requête. Selon qui la tape, il veut dire un agent qui tourne sur les serveurs d'Anthropic pendant que le portable est fermé, un agent qui tourne sur le portable mais qu'on pilote depuis un téléphone, ou un agent qui tourne sur un serveur de build que la personne possède. Ce sont trois produits différents, avec trois jeux de règles différents, et Anthropic a lui-même renommé le premier cette année, ce qui explique une bonne partie de la confusion.
Cet article sépare les trois, avec les faits vérifiés dans la documentation d'Anthropic le 28 septembre 2026, puis dit ce qu'on fait pour chaque cas dans AgentsRoom, avec n'importe quel CLI d'agent.
Le mot « remote » recouvre trois choses différentes
- Les cloud sessions : l'agent tourne sur une infrastructure cloud, pas sur ta machine. L'ancien nom du drapeau CLI chez Anthropic était
--remote, c'est de là que vient le terme de recherche. - Le Remote Control : l'agent tourne sur ta machine, et tu le pilotes depuis claude.ai ou l'app Claude sur ton téléphone.
- Une machine à toi : l'agent tourne sur un serveur, le poste du bureau ou la machine de la maison, et tu y accèdes en SSH ou par un tunnel.
Deux des trois sont des fonctions de Claude Code. La troisième, c'est de l'infrastructure ordinaire, et c'est la seule qui marche avec tous les CLI d'agents.
1. Les cloud sessions : l'agent tourne sur les machines d'Anthropic
La documentation d'Anthropic parle de cloud session : « une session Claude Code qui tourne sur une infrastructure cloud au lieu de ta machine ». Par défaut, cette infrastructure est une VM isolée gérée par Anthropic ; une organisation peut router ses sessions vers son propre environnement auto-hébergé. La session continue après la fermeture du portable, et tu peux la suivre ou la piloter depuis n'importe quel appareil.
Tu peux en lancer une depuis cinq endroits, qui partagent tous les mêmes environnements cloud (règles d'accès réseau, variables d'environnement, script d'installation) :
| Surface | Comment |
|---|---|
| Navigateur | claude.ai/code, aussi appelé Claude Code on the web |
| Téléphone | l'onglet Code de l'app Claude |
| App de bureau | choisir Cloud au lieu de Local au lancement d'une session |
| Terminal | claude --cloud "Fix the authentication bug in src/auth/login.ts" |
| Routines | des runs planifiés, déclenchés par API ou par un événement GitHub, chacun étant une cloud session |
La forme terminal est celle qui explique le terme de recherche. L'ancienne écriture, --remote, marche encore comme alias déprécié de --cloud. La politique d'organisation qui autorise ou interdit toute la fonction s'appelle toujours allow_remote_sessions. Donc « remote » a été le mot officiel pendant un temps, et il survit dans les drapeaux, les messages d'erreur et les réglages d'administration.
Ce qui se passe vraiment quand tu lances claude --cloud : une nouvelle session est créée sur claude.ai, et la VM dans le cloud clone le remote GitHub de ton dépôt sur ta branche courante. Elle clone le remote, pas ton arbre de travail : tu pousses d'abord si tu as des commits locaux. Si le dépôt n'a pas de remote, ou si la Claude GitHub App n'y est pas installée, Claude Code empaquette le dépôt local (moins de 100 Mo, fichiers suivis seulement) et l'envoie, en laissant de côté les fichiers .env, *.tfvars et les clés non commités. La tâche tourne dans le cloud pendant que tu continues à travailler en local. Quand elle est finie, tu crées une pull request depuis claude.ai/code, ou tu ramènes la session dans ton terminal :
claude --teleport # sélecteur de sessions
claude --teleport <session-id> # une session précise
Teleport vérifie quatre choses : un répertoire de travail propre, une copie du même dépôt, la branche de la session poussée sur le remote, et le même compte claude.ai. Il récupère ensuite la branche et charge toute la conversation dans ton terminal. Depuis le CLI, le passage ne se fait que dans un sens : tu peux rapatrier une cloud session, mais tu ne peux pas envoyer une session de terminal existante vers le cloud. Seule l'app de bureau a un menu Continue in qui envoie une session locale vers le cloud.
Les Routines sont la forme planifiée de la même chose : un prompt enregistré, un ou plusieurs dépôts, un jeu de connecteurs, lancés à heure fixe, sur un appel HTTP ou sur un événement GitHub, chaque run étant une cloud session complète sans demande de permission. Elles sont en research preview, créées sur claude.ai/code/routines ou avec /schedule dans le CLI, et elles ajoutent un plafond quotidien de runs par compte.
Trois limites à connaître avant de t'appuyer dessus. Les cloud sessions ont besoin de GitHub : le clonage et les pull requests passent par la Claude GitHub App ou par ton jeton gh envoyé avec /web-setup. Elles partagent les limites de débit avec tout le reste de ton compte, sans facturation à part mais avec une consommation proportionnelle quand tu en lances plusieurs en parallèle. Et elles demandent une connexion claude.ai sur Pro, Max ou Team (Enterprise avec les bons sièges) : --cloud et --teleport ne marchent pas avec une clé API, ni quand Claude Code est configuré pour Bedrock ou Vertex.
2. Le Remote Control : l'agent tourne sur ta machine, tu le pilotes d'ailleurs
Le Remote Control est l'image inversée. La documentation le dit en une phrase : « Contrairement aux cloud sessions, qui tournent sur une infrastructure cloud, les sessions Remote Control tournent directement sur ta machine et travaillent avec ton système de fichiers local. » claude.ai/code et l'app Claude sur iOS et Android sont une fenêtre sur un processus qui tourne toujours sur ton portable, avec tes fichiers, tes serveurs MCP, tes hooks et la configuration de ton projet. Taper @ sur le téléphone complète même les chemins de ton projet local.
Trois façons de le lancer :
claude remote-control # mode serveur : sert des sessions à tes appareils
claude --remote-control # une session interactive que tu peux aussi piloter à distance
/remote-control # depuis une session déjà en cours
La première fois, Claude Code te demande une confirmation. Il faut une connexion claude.ai sur Pro, Max, Team ou Enterprise (les clés API ne sont pas prises en charge), et sur Team et Enterprise un propriétaire doit d'abord activer l'interrupteur. Si le portable se met en veille ou que le réseau tombe, la session se reconnecte quand la machine revient. Et la note dans la documentation d'Anthropic est celle à retenir : --cloud crée des cloud sessions, --remote-control n'a rien à voir.
Les deux fonctions se croisent à un seul endroit. --teleport passe par l'infrastructure de session du Remote Control, donc un teleport expiré affiche des erreurs formulées avec le vocabulaire du Remote Control. C'est un détail de plomberie, pas un signe que les deux sont la même chose.
Si ta question porte sur les tokens, on l'a mesuré : le Remote Control ne consomme pas plus de tokens, et voici ce que Codex a à la place.
3. Une machine à toi : SSH, un tunnel, un serveur de build
Le troisième sens n'a rien à voir avec le compte Anthropic. L'agent tourne sur un ordinateur que tu possèdes et qui n'est pas celui devant toi : un serveur de build, le poste du bureau, un VPS. Tu y accèdes en SSH, tu lances claude ou codex là-bas, et la session vit sur cette machine.
Les éditeurs commencent à emballer ça. VS Code 1.121 a ajouté « Remote agents (Preview) » : la fenêtre Agents peut faire tourner des sessions d'agent sur une machine distante à toi, en SSH ou par dev tunnel, à travers un processus hôte qui reste en vie, si bien qu'une session en cours continue même si ton client se déconnecte. Même idée, un seul CLI, un seul éditeur.
La version simple, c'est un terminal et ssh. Elle marche avec tous les CLI, elle garde ton code sur du matériel que tu contrôles, et elle a les coûts habituels : la session meurt avec la connexion sauf si tu l'enveloppes dans tmux ou screen, et le téléphone n'est pas un bon client SSH.
Comment choisir
La bonne question n'est pas « lequel est le meilleur », c'est où tu veux que le code tourne et ce que tu as besoin de garder.
| Tu veux | Choisis |
|---|---|
| Le portable fermé, aucune machine à toi impliquée | une cloud session, ou une machine jetable que tu loues |
| Tes fichiers locaux, tes serveurs MCP et tes hooks, pilotés depuis le téléphone | le Remote Control, ou une télécommande mobile du terminal |
| Du code qui ne quitte jamais du matériel à toi, portable éteint | une machine à toi, en SSH |
| La même chose pour Codex, Antigravity ou un autre CLI | tout ce qui ne dépend pas de l'éditeur |
| Finir dans ton terminal ce qui a commencé ailleurs | --teleport pour une cloud session, ssh pour un serveur |
Deux choses à garder en tête. Les cloud sessions et le Remote Control sont des fonctions de Claude Code : il n'y a pas d'équivalent Codex de --teleport, et Antigravity CLI livre son propre Remote Control depuis la version 2.0. Et « remote » ne veut pas dire « sans surveillance » : une cloud session qui pose une question t'attend jusqu'à l'expiration de son environnement, et une session Remote Control attend une réponse de permission comme n'importe quelle session locale.
Ce qu'on fait pour chaque cas
AgentsRoom fait tourner les agents, il ne les héberge pas, donc il prend parti sur chacun des trois cas plutôt que de les remplacer.
Piloter un agent local depuis le téléphone, pour n'importe quel CLI : l'application mobile AgentsRoom prend la main sur le terminal de chaque agent qui tourne sur ton poste, Claude Code, Codex, GitHub Copilot CLI, Cursor et les autres CLI d'agents, à travers un relais chiffré de bout en bout, avec des notifications push quand un agent t'attend. Elle coexiste avec le Remote Control d'Anthropic sur une session Claude Code : l'un est une fenêtre sur la conversation, l'autre sur le terminal.
Un agent sur une machine à toi : les connexions SSH enregistrent le serveur une fois et y lancent le CLI, avec les mêmes tuiles, statuts et notifications qu'un agent local ; la flotte à distance (Remote Fleet) fait pareil sur tous les ordinateurs de ton compte, bureau, maison et serveur de build dans une seule vue.
Aucune machine à toi : les Cloud Agents démarrent une machine jetable qui clone le dépôt, fait tourner Claude Code ou Codex sans interface sur la consigne envoyée depuis ton téléphone, commite, pousse une branche et se détruit. C'est un job, pas une session : il n'y a pas d'écran auquel se connecter, et c'est exactement la différence avec les deux cas au-dessus.
Rien de tout ça ne change ce que font les cloud sessions d'Anthropic. Si tu es sur Claude Code et que tu veux qu'Anthropic fasse tourner la VM, claude --cloud est l'outil, et la branche qu'il pousse apparaît dans ton dépôt comme n'importe quelle autre.
Questions fréquentes
Les remote agents de Claude, c'est la même chose que Claude Code on the web ?
Oui. Le nom actuel chez Anthropic est cloud session : une session Claude Code qui tourne sur une infrastructure gérée par Anthropic (ou sur l'environnement auto-hébergé de ton organisation) au lieu de ta machine. Tu en lances une depuis claude.ai/code, depuis l'onglet Code de l'app Claude, depuis l'app de bureau en choisissant Cloud au lieu de Local, ou depuis le terminal avec claude --cloud. Le mot remote survit de l'ancien drapeau, --remote, qui marche encore comme alias déprécié de --cloud, et de la politique d'organisation qui gouverne tout ça, allow_remote_sessions.
Est-ce que claude --cloud fait tourner quelque chose sur mon ordinateur ?
Non. La commande crée une nouvelle session sur claude.ai, et la VM dans le cloud clone le remote GitHub de ton dépôt sur ta branche courante, pas ta copie locale : tu pousses d'abord si tu as des commits locaux. Si le dépôt n'a pas de remote, ou si la Claude GitHub App n'y est pas installée, Claude Code empaquette le dépôt local et l'envoie à la place, en laissant de côté les fichiers .env, clés et identifiants non commités. La tâche tourne ensuite dans le cloud pendant que ton terminal est libre.
Est-ce que le Remote Control tourne dans le cloud ?
Non. Le Remote Control fait l'inverse d'une cloud session : le processus Claude Code continue de tourner sur ta propre machine, avec ton système de fichiers, tes serveurs MCP et la configuration de ton projet, et claude.ai/code ou l'app Claude sur iOS et Android deviennent une fenêtre dessus. Tu le lances avec claude remote-control (mode serveur), claude --remote-control dans une session interactive, ou /remote-control dans une session déjà ouverte. La documentation d'Anthropic dit en toutes lettres que --cloud et --remote-control n'ont rien à voir.
Est-ce que je peux utiliser les cloud sessions ou le Remote Control de Claude avec Codex, Antigravity ou un autre CLI ?
Non. Les deux sont des fonctions de Claude Code, liées à un abonnement claude.ai. Antigravity CLI a son propre Remote Control depuis la version 2.0. Pour les autres CLI, la brique que tu peux ajouter est celle qui ne dépend pas de l'éditeur : l'application mobile AgentsRoom prend la main sur le terminal de n'importe quel agent qui tourne sur ton poste, quel que soit son CLI, à travers un relais chiffré de bout en bout, et elle coexiste avec le Remote Control de Claude sur une session Claude Code.
Est-ce que les cloud sessions coûtent plus cher ?
Il n'y a pas de facturation à part pour la VM, mais les cloud sessions partagent les limites de débit avec tout le reste de ton usage de Claude et de Claude Code sur ton compte, et plusieurs sessions en parallèle les consomment d'autant. Elles sont disponibles sur les forfaits Pro, Max et Team, et sur Enterprise avec les sièges premium ou Chat + Claude Code. Les Routines, qui tournent comme des cloud sessions, ajoutent un plafond quotidien de runs par compte.
Comment je ramène une cloud session dans mon terminal ?
Avec claude --teleport, qui ouvre un sélecteur de sessions, ou claude --teleport <session-id> pour une session précise ; /teleport fait pareil depuis une session déjà ouverte. Claude Code vérifie que ton répertoire de travail est propre, que tu es dans une copie du même dépôt et connecté au même compte, puis récupère la branche de la session et charge l'historique de la conversation. Le terminal reçoit sa propre copie : ce que tu fais ensuite reste local et n'apparaît pas dans la cloud session. Depuis le CLI, le passage ne se fait que dans ce sens ; seule l'app de bureau peut envoyer une session locale vers le cloud.
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